Réflexions sur le karma

sont

Définition

Chaque acte (ou cause) que nous accomplissons, indépendamment de ses conséquences directes, entraîne immédiatement la création, dans les profondeurs de notre conscience (skt vijnana), d’un effet qui se manifestera plus tard dans notre vie sous la forme d’une rétribution (1). Ce sont à la fois ce mécanisme de causalité et la somme des effets emmagasinés en nous au cours de nos existences antérieures et présentes que le bouddhisme désigne par le terme karma (2). Dans ses deux sens, celui-ci est lié à une conception éternelle de la vie, à travers le cycle des morts et des naissances, et apporte une réponse aux questions que nous nous posons sur le destin et les inégalités humaines.
À un certain type de causes correspond un type d’effets et donc de rétributions. Il existe trois types de causes, dites positives, négatives ou neutres (3), produisant respectivement trois sortes de rétributions : agréables ou satisfaisantes, désagréables ou douloureuses, indifférentes. Ces causes ont des graduations dans leurs conséquences. Les plus légères entraînent des rétributions légères et dans un futur proche, les plus graves prolongent leurs effets par des rétributions fortes dans les vies suivantes.
S’il est affirmé qu’à chaque cause corresponde un rétribution et si certains textes présentent des sortes de « listes-types », il serait vain de chercher à savoir ce que « nous avons bien pu faire dans nos vies antérieures pour mériter ce qui nous arrive dans la présente », comme on dit communément ! Les effets bons, mauvais ou neutres que nous avons accumulés sont si nombreux qu’ils ne peuvent que produire des rétributions inextricablement imbriquées. D’autre part, connaître son karma est moins important que de pouvoir le transformer positivement.
Le karma, dans son sens global, touche au domaine de la conscience. Selon les principales écoles du Mahayana, il est « localisé » dans la huitième conscience, la conscience-réceptacle. Cependant, il entraîne des rétributions dans tous les aspects de la vie : matériel, physique, mental, sentimental, social, environnemental, etc. Nous parlons d’ailleurs de bon et mauvais karma, avec souvent le tort, comme nous le verrons plus loin, de tout lui attribuer des circonstances et accidents de notre vie, maladies, coups de chance, rencontres, drames, etc.

Étymologie

Karma ou karman en sanskrit (kamma en pali et go en japonais) est un mot de même origine que le verbe latin creare (créer). Il possède de nombreuses acceptions. Dans le domaine profane, il désigne l’acte, l’action, l’exécution, l’œuvre, le métier, le devoir de sa caste, le destin, etc., et, dans un sens philosophique ou religieux, l’action rituelle, la rétribution des actes antérieurs, l’accumulation des effets bénéfiques et négatifs au fond de la conscience de l’être.

Origine

Le mot karma serait apparu avec les premières Upanishad (4) pour désigner une pratique, une action rituelle ayant pour but d’obtenir une rétribution bénéfique auprès des dieux ou par l’effet des lois cosmiques. Son sens a évolué à travers la tradition brahmanique, jusqu’à prendre, l’époque du Bouddha, celui que nous connaissons aujourd’hui.
Au fil des siècles, des millénaires, la plupart des religions indiennes l’ont pris pour cible principale, en tant que responsable du malheur et de la souffrance, proposant, soit de créer du « bon karma », soit d’éliminer le « mauvais karma », soit d’acquérir la force de le supporter ou de s’abstenir de créer le bon comme le mauvais en attendant qu’il s’épuise… Cela a été le cas de l’hindouisme, du jaïnisme puis, tardivement, du sikhisme et de quelques sociétés ésotériques occidentales. Toute l’Inde n’a jamais cru unanimement au karma (5). Le Bouddha, lui, a fait ce choix tout en refusant la notion d’âme (skt atman) qui lui était attachée et lui a attribué de nouveaux sens tels que celui de l’acte délibéré. « Moines ! Le karma c’est l’intention (6). En formulant une intention nous créons le karma en actes, en paroles et en pensée », dit-il dans l’Anguttara Nikaya (7).
Ainsi, ce n’est pas l’action elle-même qui se prolonge par une création karmique, c’est l’intention qui la
motive. De ce point de vue, les actes non-intentionnels ou accidentels n’entrent pas dans la constitution des causes et leurs effets (8). Nous voyons, par ailleurs, que la Bouddha a défini trois catégories d’actes : l’action, la parole et la pensée (en japonais san go, soit, littéralement, trois karmas). Penser, c’est donc influencer le cours de notre vie au même titre que parler ou agir avec une intention.

Mécanisme ou filtre ?

Le karma est présenté comme un mécanisme à travers les dix modalités de la vie et les douze nidanas. Nichiren écrit dans Sur le principe des 3 000 mondes en un seul moment de la vie, GZ – 180 : « Les actes ou le karma créés dans le passé sont appelés action. Il existe deux sortes de karmas. Le premier est « le karma conduisant à la renaissance », celui qui détermine dans quelles conditions d’existence nous allons renaître. Le second est « le karma complémentaire », qui représente celui qui n’est pas inclus dans la première catégorie… » Nous comprenons que ce karma de naissance est primordial, puisqu’il va diriger toute notre vie et que certaines de ses conséquences pèseront sur nous jusqu’à notre mort.
Parallèlement à ces deux types de karma
s, Nichiren explique dans Sur la prolongation de la durée de la vie, GZ – 129 : « Le karma peut aussi être divisé en deux catégories : le karma fixe (ou immuable) et le karma non-fixe. Un repentir sincère peut éliminer même le karma fixe, à plus forte raison le karma non-fixe. » Le fixe représente les causes « lourdes », le non-fixe des causes moins importantes.
Ces notions pourraient accréditer la « thèse mécanique ». Cependant, pour les écoles mahayana Cittamatra, Tiantai ou Nichiren, nos actes sont enregistrés dans les profondeurs de notre huitième conscience, d’où ils influencent tout notre être, dans son physique, ses perceptions, ses intentions, ses jugements, son mental, son entourage et son environnement, autrement dit les trois domaines de l’existence. De ce point de vue, le karma est semblable à un filtre – le filtre de l’illusion sur l’aspect réel de la vie –, teinté par les effets latents déposés par nos actions passées. Placé au niveau de la huitième conscience, il prive la neuvième, la conscience fondamentale (chez Tiantai et Nichiren), d’une perception claire d’elle-même et de son environnement, faussant ses relations avec ceux-ci, réfrénant son énergie vitale et l’entraînant dans le courant des naissances et des morts sans possibilité de choix. Mais sans doute le karma participe-t-il à la fois de l’énergie et de la mécanique ?…

Collectif ou personnel ?

Un acte commis par une personne n’entraîne jamais un effet interne chez une autre (9). Il est impossible à une collectivité de créer une cause unique et globale. Chacun de ses membres, si ceux-ci s’engagent dans une action commune, en produit une qui lui est propre et sera prolongée plus tard par une rétribution personnelle.
Qu’en est-il de ce qu’on pourrait interpréter comme une rétribution commune, dans le cas d’une situation grave ou heureuse vécue par un groupe de personnes, un pays, une famille, telle une guerre, une catastrophe, une prospérité soudaine ?
Nous l’avons vu dans L’origine interdépendante, la condition est un facteur capital de la loi de causalité. Elle peut intervenir – selon d’autres lois que le karma, nous le verrons plus loin –, dans les situations dramatiques collectives qui apparaissent alors comme un mûrissement simultané de rétributions personnelles provoqué par une condition particulière. C’est cette condition qui relie les personnes concernées, pas un karma partagé. Une condition à laquelle ils ne réagiront d’ailleurs pas tous de la même manière. Les guerres font à la fois des victimes, des héros, des lâches, des profiteurs, la faillite d’une entreprise peut entraîner ses employés au suicide, à la misère, comme les motiver pour un nouveau départ, etc.
Quand un couple conçoit un enfant, intentionnellement ou non, il crée une condition pour qu’apparaisse un être dont les tendances de vie ou les « tendances karmiques » seront en adéquation avec lui. Il serait absurde de penser, a contrario, que le karma d’une personne appelée à renaître puisse obliger un couple particulier à le concevoir ! Nous pouvons imaginer que si le couple en question renonçait à son projet matrimonial, la condition de la future naissance se déplacerait sur une autre famille équivalente.
Qu’
en est-il, dans ce cas précis, des « liens karmiques », dont fait état le bouddhisme, qui établissent des relations privilégiées entre certains êtres à travers le cycle des naissances et des morts ? À ce sujet, Nichiren écrit à dame Ueno dans L’enfer est la Terre de la lumière paisible – GZ 52 : « Les hommes avec qui vous avez été liée par le mariage tout au long de vos vies antérieures doivent dépasser en nombre les grains de sable de l’océan ». Autrement dit, ils sont innombrables et donc peu significatifs. En revanche, Nichiren laisse entendre plus loin qu’il existe des liens infiniment plus puissants que d’autres : « Mais, cette fois, c’est avec votre vrai mari que vous vous êtes engagée. C’est en effet grâce à ses encouragements que vous êtes devenue une pratiquante du Sūtra du Lotus. »

L’une des cinq lois naturelles

Si la seule loi karmique dirigeait le monde, la vie ne serait que pure déterminisme ou, ce qui reviendrait au même, un enchaînement à partir d’une Cause première auquel on ne saurait échapper, toute tentative dans ce sens étant en elle-même une conséquence de cet enchaînement. Nous l’avons dit plus haut, notre naissance conditionne notre vie, ce qui est l’effet du karma. Cependant, chacun réagit à sa manière face à sa condition. Naître et grandir dans le dénuement n’est pas y rester jusqu’à la fin de ses jours, d’innombrables personnes ont pu s’en échapper et mener une vie épanouie, tandis que d’autres, quoique bien nées, ont fini misérablement. Nous avons tous une possibilité d’intervention personnelle favorable ou défavorable sur les enchaînements qui constituent notre existence, et c’est cette part de nous-mêmes que le bouddhisme nous propose de développer. C’est dans ce but que Nichiren a exposé le principe d’un instant-pensée (jap. ichinen), concept selon lequel, notre pensée instantanée peut avoir prise sur les trois mille circonstances de notre présent (10) pour nous permettre de changer notre état de vie.
Si nous pouvons transformer positivement notre karma, en est-il de même avec la condition qui semble le plus souvent le fruit du hasard ? Le principe des cinq lois naturelles (11), que nous avons abordé dans L’origine interdépendante, nous livre un point de vue intéressant sur ce sujet. Nous rappelons ici ces lois :
– La loi de la physique ou du non-vivant (tout ce qui relève des propriétés de la matière, de l’infiniment petit à l’infiniment grand) ;
– La loi de la b
iologie ou du vivant (qui comprend, entre autres, la reproduction, la génétique, la chimie organique, le comportement) ;
– La loi de la conscience (c
oncerne toutes les activités mentales, mémoire, désir, sentiment, pensée, intelligence, etc. ) ;
– La loi de l’action ou l’intention (karma)
que nous avons vu plus haut ;
La loi de la nature parfaite (Dharma).
Chacune de ces lois possède sa propre causalité, ce qui est simple à comprendre pour les deux premières, c’est même le principal objet d’étude de la science. La loi de la conscience inclut, mais dépasse, le champ de la psychologie ; sa causalité vient du fait que chaque pensée cause et conditionne la pensée suivante en passant par le filtre de la huitième conscience. Nous avons vu longuement la loi du karma, avant de parler de la loi du Dharma, nous pouvons remarquer que, parmi les quatre premières lois, il n’y a pas de hiérarchie. Aucune, pas même la quatrième ne régit les autres. Ainsi, pour en revenir aux catastrophes naturelles, les manifestations extrêmes de la géologie, séismes, raz-de-marée, sont bien du domaine de la loi de la physique et non pas du karma. De même les maladies peuvent dépendre totalement ou conjointement des quatre première lois (12).
Certains se montrent inquiets à l’idée qu’il puisse exister dans la vie une part d’impondérables, d’autres refusent la notion d’un karma, qu’ils associent au destin ou au péché, qui décide du cours de notre existence. C’est leur attachement à leur ego qui les fait réagir ainsi. Le bouddhisme enseigne l’éternité de la vie à travers naissances et morts. De ce fait, il considère que la durée d’une vie est moins importante que l’usage qui en est fait. En quelque sorte, la qualité de nos jours est plus importante que leur quantité. Mais c’est là une affaire de conviction personnelle, de foi…
Dernière loi naturelle, celle du Dharma. Elle est diversement commentée
et pas toujours avec clarté. Mais le Dharma est ce que le Bouddha a accompli et compris et qu’une personne ordinaire ne peut saisir clairement. La tradition bouddhique s’y réfère pour désigner les événements dits « surnaturels » survenus dans la vie de Gautama. Le plus connu étant qu’à sa conception et à sa naissance, dix mille mondes furent secoués par des tremblements de terre. Derrière cette allégorie, nous pouvons découvrir une description imagée du pouvoir du Bouddha et par conséquent, celui de l’état de bouddha. Dans ce sens, la loi du Dharma rejoint le principe d’ichinen. Elle représente la Voie qui nous permet de dépasser les limites que nous fixe notre karma, voire même celles des autres lois.

Karma et ségrégation

La notion hindouiste du karma implique l’impossibilité d’agir activement sur celui-ci. Schématiquement, elle réclame de supporter stoïquement pendant de nombreuses existences les rétributions négatives jusqu’à disparition totale des mauvais effets. Cette « purification passive » a été en partie responsable en Inde de l’évolution d’une société de classes, plutôt perméable à l’époque du Bouddha, vers une société de castes de plus en plus hermétique jusqu’au siècle dernier. Pour les hindouistes, le ségrégationnisme d’un tel système doit être accepté comme conséquence logique des rétributions karmiques. Nous naissons brahmane, noble, serviteur, etc. parce que nous l’avons mérité par nos actes dans nos vies antérieures. Vouloir échapper à sa condition revient à vouloir échapper à son karma, ce qui est impossible. Tandis que les bouddhistes considèrent que c’est le comportement de la personne qui compte, pas son origine sociale ou ethnique, ni son sexe. Plus encore, s’ils prônent l’égalité de tous les êtres humains, c’est parce que nous possédons tous le même potentiel, celui de L’Éveil parfait et insurpassable. Shakyamuni a d’abord déclaré que les femmes, les auditeurs, les bouddhas-pour-soi et les mauvaises personnes ne pouvaient pas prétendre à devenir bouddhas. Cependant, avec le sûtra qu’il a annoncé comme l’aboutissement de son enseignement, le Sûtra du Lotus, il a permis à la fille du roi dragon (Jap. Ryunyo, skt Nagakanya) âgée de huit ans, de réaliser l’Éveil sans changer d’apparence (13).
Il n’en reste pas moins que certaines catégories de personnes paraissent, dans les faits, soumises à un mauvais karma. Ne confondons pas la cause et l’effet, ou plutôt le karma et la condition. À un moment de l’histoire, un peuple, un sexe, une communauté, cristallisent le malheur et l’injustice contre eux. À d’autres moments, les mêmes catégories se sont retrouvées en haut de l’échelle sociale ou elles s’y retrouveront. Ces conditions découlent des lois naturelles que nous avons vues plus haut (l’instinct de domination, par exemple, dépend en grande partie des lois naturelles de la biologie et la conscience). Pour autant, nous n’avons pas à les accepter passivement, ce serait accréditer une notion d’inégalité contraire à la philosophie bouddhique. Ne considérons pas non plus comme absolue l’appartenance de chacun de nous à un genre, une ethnie, un sexe, sans nous en rendre compte, nous posons la première barrière entre nous et les autres. Nous sommes d’abord des êtres humains. Et même, en tout premier, des êtres vivants. Le Bouddha n’a jamais prétendu qu’à travers le cycle des vies et des morts nous avons toujours été femme, ou homme, ou européen, ou homo sapiens ! À une époque très ancienne il n’y avait sur notre planète ni humain ni hominidé. Plus loin dans le passé, les êtres vivants n’étaient pas sexués. Et encore bien plus loin, la vie n’était pas encore apparue…

Notes :

1 – Pour les sens respectifs de cause, effet latent et effet manifeste ou rétribution, voir les Dix modalités de la vie.
2 – Il a également un autre sens moins usité quoique plus proche de son sens littérale d’acte. Selon Vasubandhu, dans
Cinq traités sur l’esprit seulement, un karma est une intention particulière et il existe trois sortes d’intentions : préparatoire, décisionnelle et celle qui met en mouvement. On parle alors d’intention karmique.
3 – Une traduction plus littérale du sanskrit
donne : bon, juste, approprié, prospère, pour positif, et non-bon, non-juste, non-approprié, non-prospère, pour négatif. Il y a donc moins contraire ou opposition de qualités, que présence et absence.
4 – Le Veda représente la tradition religieuse la plus ancienne de l’Inde qui a évolué à travers le brahmanisme, puis l’hindouisme, avec en particulier l’apparition des Upanishad vers 800 avant notre ère, un ensemble de textes dont la composition s’est poursuivie jusqu’au Moyen-Âge.
5 – Six penseurs influents (skt shramana), professant des doctrines qui rompaient avec la tradition brahmanique, apparurent vers la même époque que le Bouddha en Inde. Ils furent appelés les six maîtres non bouddhistes. Ils avaient des vues fatalistes, hédonistes, nihilistes ou déterministes, mais seul, parmi eux, le fondateur du jaïnisme, Nigantha Nataputta fit le même choix que Shakyamuni pour le karma, mais avec de nettes différences de conception.
6 – Intention ou encore volition (skt cetana). Ce concept apparaît dans plusieurs listes de facteurs mentaux du Theravada et du Mahayana pour décrire notre relation avec le ou les objets qui nous entourent. Voici ce qu’en dit Vasubandhu dans Cinq traités sur l’esprit seulement : « C’est une intention spécifique imprégnant la conscience de base universelle (la huitième conscience) qui produira par la suite un effet, et non les actes du corps et de la paroles qui seraient porteurs des caractéristiques énoncées. »
7
– L’Anguttara Nikaya est un recueil de discours concis du Bouddha faisant partie des enseignements du Théravada, également accepté par le Mahayana.
8 – Quoique, dans une sorte de querelle d’experts, les écoles du Mahayana indien ne s’accordent pas toutes sur les efficiences respectives de l’intention, l’accomplissement, l’aboutissement et l’existence de l’objet de l’acte.
9 – Le préjudice ou le profit que nous pouvons apporter à un tiers peut être considéré comme une rétribution qu’il reçoit. Celle-ci sera alors la conséquence d’une cause qu’il a créée jadis sans forcément de rapport avec nous. En ce qui nous concerne, ce même dommage est pour nous cause d’une rétribution future, là aussi, sans nécessité d’une relation avec la victime.
10 – Voir les Trois mille mondes en un instant de vie.
11 – En
pali panca niyama. Buddhagosa, moine érudit du Ve siècle de notre ère, retraduisit en pali et commenta des textes du bouddhisme theravada rédigés en cinghalais qui n’existaient plus que dans les monastères de Sri Lanka. On lui doit une exposition des panca niyama dans deux de ses commentaires : les Sumangalavilasinī et les Atthasalinī. Niyama traduit, ici par loi, peut aussi signifier en pali nécessité, observance ou encore inévitabilité. Il exprime moins un mécanisme que l’ordre naturel des choses, une nécessité, notamment celles de l’impermanence, la souffrance et la vacuité.
12 – Selon les six causes de maladies établies par Zhiyi dans la Grande concentration et intuition et exposées par Nichiren dans Sur la guérison des maladies karmiques GZ – 76.
13En ce qui concerne les autres catégories « incorrigibles », il prédit dans le même sûtra que Devadatta, qui a commis les plus grandes fautes, ainsi que des grands disciples représentant les auditeurs et les bouddhas-pour-soi, tel Shariputra, atteindront l’illumination dans le futur.

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