Aperçu des noms propres

Quelques détails sur les personnages, écoles ou lieux cités dans les articles du blog.

  • Guanding 561-632 (Jap. Shôan) cinquième patriarche du bouddhisme Tiantai et successeur de Zhiyi, connu aussi sous le nom de Kouan-ting. Il consigna par écrit et compila les sermons de son maître, parmi lesquels ses trois œuvres majeures : le Hokke mongu, le Hokke gengi et le Maka shikan. Il fut lui-même l’auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels le Nehan gengi (Sens profond du nirvana), le Nehangyô sho (Notes sur le Sûtra du nirvana) et une biographie de Zhiyi.
  • Huiwen (VIe siècle) et Huisi (515-577) le fondateur, et son successeur, de l’école bouddhiste chinoise de Tiantai, ou 2e et 3e patriarches à partir de Nagarjuna.
  • Kumarajiva (IVe-Ve siècle). Traducteur de nombreux traités et sûtras du sanskrit en chinois, auteur notamment de la version chinoise du Sûtra du Lotus  Miaofalianhuajing, en japonais Myoho renge kyo, le Sûtra du lotus de la Loi merveilleuse.
  • Nagarjuna (II-IIIe siècle) fondateur de l’école Madhyamika l’une des deux grandes écoles du bouddhisme mahayana. On dispose de peu de détails sur sa vie, il se pourrait que ce nom désigne plusieurs personnes. Il est le grand théoricien de la doctrine de la Voie du Milieu. On lui doit les plus anciens ouvrages bouddhiques rédigés en sanskrit (les premiers textes étaient écrits en pali ou ses dérivés), parmi lesquels : le Traité du Milieu, Conseils au roi, Le livre de la chance, le Traité de la grande vertu de la sagesse (jap Daichido ron), un commentaire du Sûtra de la Grande perfection de la sagesse dont il ne reste que la traduction de Kumarajiva, etc.
  • Nikko (1246-1333) ou Byakuren Ajari Nikko. Il est l’un des six moines aînés destinés à pérenniser le bouddhisme de Nichiren naissant, mais qui, suite à des désaccords face à leurs obligations et aux menaces du gouvernement, se sont séparés. Nikko a fondé le temple Taiseki-ji et créé un courant du bouddhisme de Nichiren dont sont issues la Soka Gakkai, la Nichiren Shoshu ou encore la Nichiren Shu. Il a notamment transcrits les cours sur le Sûtra du Lotus dispensés par Nichiren (Ongi kuden).
  • Nichikan (1665-1726) 26e grand patriarche de la Nichiren Shoshu restaurateur de cette école par ses études sur les textes de Nichiren et l’agrandissement du Taiseki-ji. C’est l’un des gohonzon qu’il a inscrit qui a été choisi comme modèle par la Soka Gakkai au début des années 1990.
  • Roi-de-la-Médecine (skt. Bhaishajyaraja ; jap. Yakuo). Bodhisattva qui possède le pouvoir de guérir toutes les maladies physiques et mentales. Il apparait avec son frère Médecine-supérieure (skt. Bhaishajyasamudgata ; jap. Yakujo) dans le Bhaishajyaraja-Bhaishajyasamudgata sûtra. Selon ce texte, dans le passé lointain de la Loi formelle du bouddha Eclat-du-lapis-lazuli, un homme nommé Seishukuko a reçu les enseignements mahayana d’un moine appelé Dépositaire-du-soleil. S’en réjouissant, il a offert des médicaments salutaires à celui-ci et à d’autres personnes et fait le vœu que tous ceux qui entendraient son nom seraient guéris. Il avait un frère plus jeune nommé Lueur-de-l’éclair, qui a également offert des remèdes bénéfiques aux mêmes personnages. Ceux-ci, faisant l’éloge des deux frères, ont appelé l’aîné Roi-de-la-Médecine et le cadet Médecine-supérieure). Tous deux, dit le sûtra, atteindront l’Éveil, dans l’avenir, en tant que Bouddhas Œil-pur et Trésor-pur.
    Ce bodhisattva joue également un rôle important dans le Sûtra du Lotus. Il apparait dans les XIIIe et XXIIIe chapitres. Après avoir relaté son histoire, Shakyamuni établit dix comparaisons et fait douze métapho­res illustrant la supériorité du Sûtra du Lotus et le bienfait que procure la foi en ce Sûtra. Vers la fin du chapitre, il exhorte à nouveau l’assemblée qui l’écoute à propager ce Sûtra dans les temps à venir.
    Selon Guanding, Zhiyi connut un grand éveil par la lecture du XXIIIe chapitre du Sûtra du Lotus et serait ainsi désigné comme la réincarnation du bodhisattva Roi-de-la-Médecine
    .
  • Saicho (767-822) connu aussi sous le titre de Dengyo daishi (Grand maître de la Transmission des enseignements). Moine japonais d’abord adepte du Zen et du Kegon shu, il découvre les premiers écrits de Zhiyi rapportés au Japon par Ganjin et décide d’approfondir ces enseignements. Il se rend en Chine, au temple principale du mont Tiantai, pour y être initié aux méthodes de méditations qui y sont pratiquées et étudier les traités du fondateur ainsi que les sûtras. De retour au Japon, il fait ériger le monastère Enryaku sur le mont Hiei où il crée l’école Tendai. Il obtient des autorités de l’époque, qui favorisaient le Hinayana, une reconnaissance du Mahayana, ce qui, par contre-coup, ouvre le Japon à tous les courants bouddhiques et favorise l’étude des doctrines de Zhiyi et du Sûtra du Lotus.
  • Tiantai – (Tendai en japonais) École bouddhique chinoise du mahayana qui se réclame de Nagarjuna qu’elle a pris symboliquement pour premier patriarche. Elle est basée sur la prééminence du Sûtra du Lotus sur les autres enseignements de Shakyamuni. Tiantai est un lieu géographique, une montagne du Sichuan où se trouvait le premier temple de cette école, dont le nom signifie en chinois « terrasse céleste ». Il désigne aussi parfois Zhiyi en tant que Grand maître du Tiantai. Si Nichiren a repris la plupart des aspects théoriques de ses enseignements, il a remplacé la pratique de la méditation par la récitation de Nam myoho renge kyo et concrétisé le concept des trois mille mondes dans le Gohonzon.
  • Vasubandhu (IVe-Ve siècle). Il a d’abord été un grand théoricien du Théravada, avant de se convertir au Mahayana et de fonder avec son frère Asanga l’école Cittamatra (Rien-que-conscience), basée sur le concept de la vacuité. Ses écrits, dont l’Abhidharmakosakarika et la critique qu’il en fait lui-même dans l’Abhidharmakosa bhasya, ont exercé une grande influence en Chine et au Tibet.
  • Vairocana (jap. Dainichi nyorai). Bouddha évoqué dans le Maha Vairocana sûtra (Sûtra de la divine transformation par le pouvoir mystique du grand Vairocana) l’un des principaux textes de l’école tantrique (Shingon au Japon). Bouddha identifié avec le bodhisattva Fugen selon cette école, présenté à la fois comme le bouddha primordial et la forme suprême à travers le corps du dharma (skt dharma-kaya).
  • Zhanran (711-782) (jap. Miaole ou Myôraku). 8e patriarche du bouddhisme Tiantai– ou 9e à partir de Nagarjuna – et rénovateur de cette école alors en déclin, auteur de commentaires sur les trois principaux ouvrages de Zhiyi, apportant des éclaircissements à une doctrine complexe. Principaux textes de Zhanran : Commentaires sur le Sens profond du Sûtra du Lotus, Commentaires sur les Mots et phrases du Sûtra du Lotus et Commentaires sur la Grande concentration et intuition. Nichiren Daishonin fait fréquemment référence à lui pour commenter ses citations de Zhiyi.
    D’une certaine manière, il développa sa propre doctrine ; par exemple, les dix non-dualités énoncées dans ses Commentaires sur le sens profond du Sûtra du Lotus, l’identité de la vérité éternelle et des phénomènes chan­geants présentée dans Le sens général de la Grande concentration et intuition ou encore, dans son ouvrage Le scalpel de diamant (chin. Jingan pi), l’affirmation que l’inanimé et l’insensible – donc l’univers entier –, sont pourvus de la nature de bouddha, une thèse présentée de façon plus explicite que dans le Sûtra du Nirvana. Il est le premier a avancer clairement cette thèse que la nature de bouddha est universelle.
    Zhiyi avait exposé les dix principes mystiques de l’enseignement théorique et les dix principes mystiques de l’enseignement essentiel du Sûtra du Lotus. Zhanran explique que ces dix principes mystiques, aussi bien des enseignements théoriques qu’essentiels, sont compris dans les dix non-dualités. La section de son ouvrage concernant celles-ci est devenue par la suite un traité indépendant intitulé : Les dix non-dualités.
  • Zhiyi (538-597), appelé au Japon Tendai daishi (grand maître du Tiantai), il est le 4e patriarche (ou 5e à partir de Nagarjuna) et véritable fondateur de l’école bouddhique chinoise du Tiantai. On lui doit notamment le concept des trois mille mondes en un instant de vie et le point de vue de la triple vérité, exposés dans des traités tels la Grande concentration et intuition, Mots et phrases du Sûtra du Lotus, le Sens profond du Sûtra du Lotus, etc., que Nichiren cite et commente souvent dans ses écrits. Il a classifié l’ensemble des enseignements bouddhiques en cinq périodes (qui suivent une progression pédagogique) et huit types d’enseignements, selon la doctrine et selon la méthode, établissant la supériorité du Mahayana définitif représenté par le Sûtra du Lotus et le Sûtra du nirvana. On lui doit la mise en ordre de certains concepts, tels les six causes de maladie, les six étapes de la pratique ou les trois catégories d’illusions.

Pour plus de détails vous pouvez vous référer aux sites suivants :
sgi.org, nichirenlibrary.org et nichiren-etudes.net

Portraits de Saicho à gauche et de Zhiyi à droite.

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